couv-bd

« Bulles d’Email »
Exposition Dessins de Christian Cailleaux et Gani Jakupi

Du 1er au 30 Novembre 2016
Brasserie du Théâtre de l’Union – 20 Rue des Coopérateurs – LIMOGES

Deux dessinateurs, quatre artistes.
Christian Cailleaux nous plonge dans l’univers de Boris Vian, de la Piscine Molitor à Saint-Germain. Une vie trépidante accompagnée par Prévert, Sartre, Queneau, de Beauvoir, Menuhin, Greco, Miles Davis, dont les notes résonnent encore.
Le trait du dessinateur sensible et élégant accompagne le lecteur dans cette biographie qui n’en est pas une.
Gani Jakupi nous invite à découvrir ou redécouvrir, Oscar Aléman le grand guitariste argentin. Grandeur et décadence pour l’ami de Django Reinhard, chef d’orchestre de Joséphine Baker, encensé par Duke Ellington ou Louis Amstrong.
La connaissance du dessinateur et son amour du Jazz transpirent dans cette narration rythmée et sensuelle.

Vernissage le mercredi 16 novembre à 19h00 et dédicaces les 16 et 17 novembre en présence des auteurs.

itamar-marylene

« Sur le vif »
Exposition photos par Marylène Cacaud

Du 1er au 30 Novembre 2016
Restaurant « Le France » – Place de la République – LIMOGES

Passionnée de photographie et de musique, des études de piano classique pendant mon enfance, et puis tombée dans la marmite du Jazz à l’âge de 15 ans, c’est la faute à Otis Redding, Miles Davis, Nina Simone… et bien d’autres artistes.
Journaliste rédactrice-photographe par la suite, Claude Nougaro a été ma première interview, mon premier portrait photographique d’artiste sur scène, publiés dans la Presse en 1985.
Le Jazz et la Photographie sont indissociables de mes passions.
Photographier un artiste en concert, c’est pour moi essayer d’entrer en direct en osmose avec l’expression de son art et de ses émotions, m’adapter aux jeux de lumières et des mises en scène … Instants forts, uniques, rapides, éphémères mais inoubliables.
L’œil vissé au viseur, l’oreille collée au rythme, j’attends cette fraction de seconde magique, cet instant unique, ce claquement de note…Et là, je déclenche.
Du jazz sur le vif et des artistes en lumière capturés pour vous faire partager des instants d’émotions, tel est à nouveau mon souhait pour cette nouvelle édition !

lebret

« Eclats de Jazz »
Exposition photos par Marilyne LEBRET

Du 1er au 30 Novembre 2016
Meubles PETIT – 10 Rue des Vignes – Panazol – Tel 05 55 30 30 51

Marilyne Lebret n’est pas totalement nouvelle sur le festival. Elle a commencé à faire quelques brèves apparitions sur celui-ci en 2012. Elle nous livre cette année une partie de son regard sur les éditions 2012 et 2015 du festival.
Devenue photographe professionnelle elle garde néanmoins une approche très artistique et très personnelle, mêlant une très grande rigueur dans son approche et une très grande complicité avec les artistes; L’émotion est au rendez-vous.

bourbon-bl

« La Diagonale du flou »
Exposition photos par Bernard Lazeras

Du 1er au 30 Novembre 2016
Meubles PETIT – 10 Rue des Vignes – Panazol – Tel 05 55 30 30 51

Le JAZZ ça swingue, la musique ça bouge , ça vibre. Cette année Bernard Lazéras a décidé de faire vibrer vos yeux laissant le soin aux musiciens de faire vibrer vos oreilles. À noter que tous les effets visuels sont obtenus à la prise de vue. Good or Bad Vibrations à vous de juger.

bourbon-bl

«  Instants de Jazz »
Exposition photos le Collectif Photolim

Du 4 au 3O Novembre – EPHAD les 5 sens – 51 rue jean de vienne – Landouge
Du 2 au 3O Novembre – Restaurant Lou Palissou – Rue Delescluze – Limoges

Photolim87 est une jeune association, crée en octobre 2OO6 à l’initiative de 2 photographes amateurs en manque de compagnie photographique. Le but de l’association est de proposer aux photographes de Limoges et de la région Limousin, une structure associative capable de les regrouper et de les fédérer au travers de projets communs, tels que la mise en place d’expositions, des stages de travail, des sorties communes, etc…Argentique et numérique sont complémentaires : 2 approches de la photo pour une même passion !
Aujourd’hui, l’association compte plus de 3O membres qui participent régulièrement aux activités de l’association (projets, réunions, discussions, forum). Les membres sont directement impliqués dans la mise en place des projets de l’association : Photolim se veut fédératrice de talents, et ces talents doivent s’exprimer pleinement. Photolim couvre le Festival depuis sa création en 2OO6.

« Femmes de Jazz »

Du 1er au 30 Novembre 2016
Bibliothèque de Beaubreuil – Place de Beaubreuil – LIMOGES – Tel 05 55 35 00 60

La Bibliothèque de Beaubreuil pose un regard particulier cette année sur ces Femmes, ces Musiciennes qui font le Jazz en France.

Les musiciennes du jazz relèvent la tête. Longtemps tenues à l’écart, les plus militantes d’entre elles imposent depuis vingt ans leur sensibilité particulière à ce milieu très réticent. Enquête dans le biotope du jazz français. Philippe Coulangeon, chercheur en sociologie à l’EHESS, spécialiste des musiques vivantes, se fait provocateur : « Les femmes ont une place historique au sein de la communauté du jazz : servir les bières, chanter sur scène. » Avant de nuancer : « Ça change un peu, notamment en France, mais l’inertie du milieu est forte. » Pour les musiciennes, ça se ressent au quotidien. Pierrette Mansuy est pianiste : « Quand je suis entrée au conservatoire de Marseille, nous étions une minorité. Je me retrouve souvent seule femme dans un groupe d’hommes. » Maria Rodriguez, directrice du Baiser Salé, club parisien qui organise régulièrement des concerts de jazz féminin, tempère : « Il y a vingt ans, il y avait une femme pour quinze mecs. Aujourd’hui, c’est mieux réparti, y compris dans la salle. Beaucoup de nos spectateurs sont des spectatrices. »
Fait suffisamment rare pour être remarqué, la société américaine a ici une longueur d’avance progressiste sur l’Europe. Gilles Corre, auteur de Femmes du jazz, documentaire primé au FIPA 2001 : « A la Guardia School de New York, les adolescents qui prennent des cours de musique jazz sont en majorité des filles. Le chant n’y est pas leur domaine réservé. »
Pour beaucoup, la femme reste encore la chanteuse, jolie et discrète, qui se tient sur le côté de la scène lorsqu’un de ses musiciens prend le chorus. Ce n’est pas le seul fait des néophytes, qui allument FIP dans les embouteillages ! Philippe Coulangeon observe, amusé : « J’ai croisé l’autre jour un journaliste de Radio France. On a parlé des interprètes féminines de sa musique préférée. Il m’a cité trois noms. Pas plus. » Les journalistes spécialisés dans le jazz côtoient les musiciens, véhiculent leur vision conservatrice. Rares sont les journaux, les émissions jazz, qui mettent en avant les réussites féminines. Les femmes pianistes, batteuses ou contrebassistes souffriraient-elles de la même discrimination que leurs « homologues » cadres ou employées ? Pierrette, pianiste, dit n’avoir rien remarqué : « Je n’ai jamais ressenti cette discrimination. C’est vrai que j’ai tendance à fuir comme la peste les musiciens que je sens machistes. »
Les musiciennes de jazz ont cet avantage sur leur consœurs concertistes classiques : elles choisissent leurs partenaires de jeu, et peuvent éviter les plus acariâtres de leurs poilus confrères. Mais le « plafond de verre » les attend, tôt ou tard. Selon Gilles Corre, le milieu est structuré comme ça. Les jeunes musiciennes, elles, tairaient par fierté ce sentiment de toujours passer après les hommes.« Jane Ira Bloom, saxophoniste émérite du jazz américain, m’a avoué s’estimer écoeurée, après vingt ans de carrière, par le manque de place laissée aux musiciennes ces vingt dernières années. A l’époque où elle était jeune musicienne, elle refusait de l’admettre. Elle ne se serait pour rien au monde enfermée dans un statut de victime. »Les jazz women sont des femmes passionnées. Elles jouent une musique difficile dans un milieu difficile : pas le genre à s’avouer les martyres des machos.« A quoi tiendrait cet ostracisme ? On sait que le jazz, musique noire, a intégré les Blancs, les Rouges, les Jaunes et toutes les couleurs de la planète. La barrière des sexes serait-elle la dernière à tenir encore bon ? Philippe Coulangeon : »De nombreux jazzmen exhalent une vision assez naïve de la virilité : ils décrivent le jazzman mythique comme seul, sans attaches, capable de défier les autres musiciens à la bouteille et à enchaîner les rafales de notes jusqu’au bout de la nuit.« Là encore, nuançons : certaines musiciennes se sentiront à leur aise dans un milieu de compétition. Ce n’est pourtant pas le cas de Perrine, qui snobe les musiciens qui tentent de »faire leurs preuves« aux yeux de leurs pairs à coups de boissons alcoolisées, de veillées interminables et de solos ’je-t’en-mets-plein-la-vue.’ Les deux femmes qui m’ont enseigné cette musique m’ont appris à faire passer mes émotions, à écouter les autres musiciens qui jouent à mes côtés. Les jam sessions, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère jouer avec des hommes qui apprécient le rapport féminin que j’entretiens avec la musique. Ceux là reconnaissent et apprécient leur propre côté féminin. »
Il y aurait une façon « masculine » et une « féminine » de jouer ? Dans la vie comme sur scène, Maria Rodriguez note : « Les femmes sont plus adroites pour prévenir les conflits, elles gèrent la violence de façon plus pragmatique. »Traduit en musique par Gilles Corre, cela donne ceci : « Je trouve le jeu des femmes plus ouvert. Elles intègrent l’autre dans leur jeu avec plus de souplesse. Quand on voit comment le jazz évolue aujourd’hui, il semble qu’il avance dans leur sens. »
Un fait intéressant, pour finir : les femmes sont plus nombreuses, de fait, dans le jazz français qu’ailleurs en Europe. Le féminisme, intense en France dans les années soixante-dix, en serait une cause : les femmes qui s’imposent dans ce milieu sont militantes, conscientes des difficultés qui les attendent.